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C'est quoi, vapoter des herbes sèches? Le guide simple des vaporisateurs

Brad
C'est quoi, vapoter des herbes sèches? Le guide simple des vaporisateurs

C'est une des questions qu'on se fait poser le plus souvent au comptoir, habituellement par quelqu'un qui plisse les yeux devant un appareil qui ressemble à un walkie-talkie : c'est quoi, vapoter des herbes sèches, et est-ce que c'est différent d'une vapoteuse?

Réponse courte : oui, pas mal. Un vaporisateur à herbes sèches prend de la fleur de cannabis ordinaire, la même que vous moudriez pour un joint, et la chauffe jusqu'à ce que les cannabinoïdes et les terpènes se transforment en vapeur, sans jamais y mettre le feu. Pas de combustion, pas de fumée, pas de cendre. Vous inhalez la vapeur, et ce qui reste dans la chambre ressort grillé, pas brûlé.

Voici comment fonctionnent les vaporisateurs à herbes sèches, comment vapoter de la fleur se compare à la fumer, quelle température choisir, et comment choisir un appareil sans trop dépenser.

C'est quoi, vapoter des herbes sèches?

Vapoter des herbes sèches, c'est vaporiser de la fleur de cannabis séchée au lieu de la brûler. Le « herbes sèches » fait toute la différence avec les vapoteuses auxquelles la plupart du monde pense, qui fonctionnent avec de l'huile de cannabis dans une cartouche préremplie. Ici, c'est vous qui moulez et chargez la fleur.

On les voit aussi vendus sous les noms de vaporisateurs à herbes, vaporisateurs de cannabis ou vapoteuses à fleur. C'est la même chose.

Tout le secret, c'est la chaleur. Les composés actifs du cannabis se vaporisent à une température plus basse que celle qu'il faut pour que la plante prenne feu. Le cannabis commence à brûler autour de 230 °C. Les vaporisateurs à herbes sèches travaillent sous cette limite, habituellement entre 160 °C et 220 °C, pour que le THC et les terpènes quittent la plante sous forme de vapeur pendant que la matière végétale reste dans la chambre.

Cet écart, c'est toute la catégorie. Tout le reste, d'un DynaVap à 70 $ jusqu'à l'appareil de table qui ne quitte jamais le salon, ce sont des façons différentes d'atteindre cette zone et d'y rester.

Comment fonctionne un vaporisateur à herbes sèches

Une fois le marketing enlevé, tous les vaporisateurs ont les trois mêmes pièces : une source d'énergie (habituellement une batterie), un élément chauffant et une chambre de chauffe, parfois appelée le four, où va la fleur moulue. La plupart ont aussi un embout avec un circuit de refroidissement, parce que la vapeur qui sort directement d'une chambre chaude est chaude.

Ce qui les distingue, c'est la façon dont la chaleur se rend à la fleur. Les vaporisateurs utilisent la conduction ou la convection, et bien des modèles combinent maintenant les deux.

Schéma comparant les vaporisateurs à conduction, à convection et hybrides. La conduction chauffe les parois de la chambre et la fleur qui les touche : chauffe vite, chaleur inégale, le moins cher. La convection fait passer de l'air chaud à travers la fleur : chaleur uniforme et goût plus net, demande des bouffées lentes, plus cher. L'hybride fait les deux : chauffe vite, chaleur uniforme, habituellement le plus cher.

La conduction chauffe les parois de la chambre, et la fleur qui les touche chauffe par contact, comme de la nourriture dans une poêle. Les vaporisateurs à conduction chauffent vite et sont souvent plus simples et moins chers. Le hic : la chaleur est inégale. La fleur collée à la paroi cuit plus vite que celle du centre, alors on brasse à mi-chemin.

La convection chauffe de l'air et le fait passer à travers la fleur. La chaleur est plus uniforme et le goût habituellement plus net, mais ces appareils demandent des bouffées plus lentes et régulières, et coûtent généralement plus cher.

Les vaporisateurs hybrides font les deux, et bien des modèles haut de gamme sont rendus là. Le Mighty+ et le Crafty+ de Storz & Bickel chauffent de cette façon.

L'autre caractéristique qui compte, c'est le contrôle de la température. Les modèles moins chers offrent trois ou quatre réglages prédéfinis. Les meilleurs permettent de régler la température au degré près, parfois par une application. Pas besoin de ça pour apprécier un vaporisateur, mais c'est ce qui change le plus l'expérience.

Vapoter ou fumer : ce qui change vraiment

Aucun des deux n'est la version améliorée de l'autre. Ce sont deux façons de consommer la même fleur, et bien du monde garde les deux sous la main. Voici ce qui change.

Le goût. Les terpènes portent l'odeur et la saveur d'une variété, et ils sont fragiles. À basse température, on en goûte beaucoup : agrumes, pin, poivre, gaz, selon ce que la variété a à offrir. Un joint goûte la fleur et la fumée ensemble, et bien des gens aiment exactement ça.

L'odeur. La vapeur sent la fleur chaude, parfois un peu le pain grillé ou le maïs soufflé, et elle quitte une pièce plus vite que la fumée. Elle ne s'accroche pas aux vêtements ou aux rideaux de la même façon. Elle n'est pas sans odeur pour autant.

L'effort. Un joint, c'est rouler, allumer, profiter. Un vaporisateur, c'est recharger la batterie, remplir la chambre, attendre de quelques secondes à quelques minutes qu'il chauffe, et nettoyer. Certains aiment bricoler. D'autres veulent un pré-roulé. Les deux ont raison.

Le coût. Un vaporisateur, c'est de l'argent au départ. Ensuite, vous achetez la même fleur que d'habitude, et comparé à fumer, bien des gens trouvent qu'une petite chambre va plus loin que prévu.

Les restes. Pas de cendre. Ce qui sort de la chambre, c'est de la fleur brune et grillée, qu'on appelle souvent AVB (de l'anglais « already vaped bud »). Certains la gardent pour cuisiner.

Vapoter des herbes sèches, est-ce mauvais pour les poumons?

C'est la question la plus recherchée sur le sujet, et c'en est une à laquelle une boutique de cannabis ne devrait pas répondre. On n'est pas médecins, et la loi ne nous permet pas de faire d'allégations santé sur quelque façon de consommer du cannabis que ce soit. Alors voici ce qu'on peut vous dire.

Un vaporisateur qui fonctionne bien ne brûle pas la fleur, donc il ne produit pas de fumée. C'est ce que l'appareil fait. Ce que ça veut dire pour vos propres risques pour la santé, c'est une question pour Santé Canada et votre médecin. Santé Canada a une page claire pour minimiser vos risques quand vous fumez, vapotez ou tamponnez du cannabis. Elle est courte et vaut la peine d'être lue avant d'acheter n'importe quel appareil de vapotage.

Quelques règles s'appliquent peu importe comment vous inhalez : gardez votre appareil propre, ne partagez pas les embouts, et si vos poumons vous inquiètent, parlez-en à un médecin, pas à un budtender.

Est-ce que vapoter des herbes sèches fait de l'effet?

Oui. Même fleur, même THC, donc un vaporisateur à herbes sèches fait de l'effet, et ça monte en quelques minutes, comme quand on fume.

Ça peut aussi frapper plus fort que prévu. Dans une étude de l'Université Johns Hopkins publiée en 2018 dans JAMA Network Open, 17 adultes qui consommaient rarement du cannabis ont pris les mêmes doses de THC, une fois fumées et une fois vaporisées. Aux deux doses, le cannabis vaporisé a donné des taux de THC sanguins plus élevés et des effets plus forts. C'était une petite étude, faite avec des consommateurs occasionnels, alors il ne faut pas trop s'attarder aux chiffres exacts. Le message tient quand même : si vous êtes habitué à fumer, ne tenez pas pour acquis que le même nombre de bouffées va faire le même effet.

Prenez quelques petites bouffées, puis attendez 10 à 15 minutes avant de décider s'il vous en faut plus. La température change aussi les choses, ce qui nous amène à la suite.

À quelle température vapoter des herbes sèches?

Il n'y a pas de chiffre parfait, mais il y a une zone bien connue. Plus bas, la vapeur est légère et la saveur ressort. Plus haut, la vapeur est plus épaisse, l'effet plus lourd et la bouffée plus rude. La plupart des vaporisateurs plafonnent autour de 210 à 220 °C, exprès, pour rester sous la limite de combustion.

Guide des températures pour vaporisateur à herbes sèches. 160 à 180 °C : vapeur légère, le plus de saveur. 180 à 200 °C : là où la plupart du monde s'installe. 200 à 220 °C : vapeur épaisse, moins de saveur, plus rude pour la gorge. 230 °C et plus : combustion, vous avez fait de la fumée. La plupart des appareils plafonnent autour de 210 à 220 °C. Commencez à 180 °C et finissez vers 205 °C.
  • 160 à 180 °C: Vapeur légère, le plus de saveur. Les terpènes mènent. Bon pour les premières bouffées.
  • 180 à 200 °C: Là où la plupart du monde s'installe. Bonne vapeur, encore beaucoup de goût.
  • 200 à 220 °C: Vapeur épaisse, moins de saveur, plus rude pour la gorge. Bon pour finir une chambre.
  • 230 °C et plus: Combustion. Vous avez fait de la fumée.

Bien des gens montent la chaleur en cours de route : commencer autour de 180 °C, finir près de 205 °C. Vous avez la saveur au début et le reste de la fleur à la fin. Si votre appareil n'a que des réglages prédéfinis, commencez au plus bas et montez.

Les types de vaporisateurs à herbes sèches

Il y en a quatre grandes sortes, et elles conviennent à des gens très différents.

Les quatre sortes de vaporisateurs à herbes sèches. Portatif : batterie rechargeable, contrôle numérique de la température, voyage, bon premier vaporisateur. À la flamme : chauffé à la torche ou à l'induction, déclic quand c'est prêt, voyage. De table : prise murale, température précise, reste à la maison. Stylo : batterie rechargeable, quelques préréglages, voyage, petit budget.

Les vaporisateurs portatifs. À batterie, de la taille d'une poche ou d'une main, avec contrôle numérique de la température. C'est là que la plupart du monde commence, et c'est là que se trouve la majorité du bon équipement. Le Mighty+, le Crafty+ et la gamme Air d'Arizer sont tous des vaporisateurs portatifs.

Les vaporisateurs chauffés à la flamme. DynaVap est le plus connu. Pas de batterie : vous chauffez un capuchon de métal avec un briquet torche ou un chauffe-induction jusqu'au déclic, puis vous inspirez. La flamme chauffe le métal, jamais la fleur. Petits, solides et pas chers à utiliser, avec une vraie courbe d'apprentissage.

Les vaporisateurs de table. Des appareils à brancher qui restent à la maison, comme le Volcano de Storz & Bickel, qui remplit un ballon duquel on inhale, ou les Extreme Q et V-Tower d'Arizer. Puissants et précis, mais ils ne voyagent pas.

Les stylos à herbes sèches. Moins chers, en forme de stylo, habituellement à conduction seulement avec quelques températures prédéfinies. Pratiques et discrets. La qualité varie beaucoup, et les moins chers ont tendance à goûter le rôti.

Pour un premier achat, c'est par un vaporisateur portatif avec un vrai contrôle de la température qu'on commencerait. Vous apprendrez quelles températures vous aimez, et un bon portatif va durer plus longtemps que deux ou trois stylos bon marché.

Comment utiliser un vaporisateur à herbes sèches

Six étapes pour utiliser un vaporisateur à herbes sèches : moudre moyen, remplir la chambre sans tasser, chauffer autour de 180 °C, inspirer lentement, brasser et monter de 5 à 10 degrés à mi-chemin, et vider quand la fleur est d'un brun grillé uniforme.
  1. Moulez. Visez une mouture moyenne, à peu près comme du gros sel. Trop fine, elle bouche les grilles et finit dans votre bouche. Trop grossière, elle chauffe mal. Un moulin, c'est le seul accessoire vraiment essentiel.
  2. Remplissez la chambre. Jusqu'au bord, sans tasser fort. La convection aime que l'air passe, alors gardez ça lâche. La conduction aime le contact, alors tassez un peu plus.
  3. Chauffez. Choisissez une température (180 °C est un bon départ) et attendez le signal.
  4. Inspirez lentement. De longues bouffées douces marchent mieux que des bouffées fortes. La vapeur est plus légère que la fumée, alors un petit nuage ne veut pas dire que rien ne se passe.
  5. Brassez et montez. À mi-chemin, brassez la fleur et montez la chaleur de 5 à 10 degrés.
  6. Videz quand c'est brun. Quand la fleur est d'un brun grillé uniforme et que la vapeur s'amincit, c'est fini. Videz-la pendant que c'est encore chaud, ça sort mieux.

À quelle fréquence nettoyer un vaporisateur à herbes sèches?

Plus souvent que vous le voudriez. La résine s'accumule dans la chambre, les grilles et l'embout, et un vaporisateur sale goûte le rance et tire mal.

Calendrier de nettoyage et solutions rapides. Brossez la chambre après une séance ou deux, faites tremper les grilles et l'embout dans l'alcool isopropylique aux une ou deux semaines, et changez les grilles aux quelques mois. Vapeur faible : moulez plus fin, vérifiez la batterie, montez la température ou nettoyez la grille. Goût rude : baissez la température ou nettoyez. Tirage serré : grille bouchée ou chambre trop tassée.

Après une séance ou deux, brossez la chambre pendant qu'elle est encore tiède. Chaque semaine ou aux deux semaines, selon votre usage, retirez les grilles et les pièces de l'embout, faites-les tremper dans de l'alcool isopropylique, rincez et laissez sécher complètement avant de les remettre. Aux quelques mois, changez les grilles. Elles ne coûtent presque rien, et une grille neuve règle plus de problèmes qu'on pense.

La plupart des chambres sont en acier inoxydable, en céramique ou en verre. Vérifiez le manuel avant de mettre de l'alcool près de quoi que ce soit d'électronique, et gardez une petite trousse de nettoyage (brosse, cotons-tiges, grilles de rechange) avec l'appareil.

Problèmes courants et solutions rapides

  • Vapeur faible : moulez un peu plus fin, vérifiez la batterie, montez la température ou nettoyez la grille.
  • Goût rude ou brûlé : baissez la température, moulez un peu plus gros ou nettoyez l'appareil. De la fleur trop sèche goûte rude aussi.
  • Tirage serré : la grille est bouchée ou la chambre est trop tassée.
  • Lent à chauffer : la batterie est faible ou commence à vieillir.
  • Goût de maïs soufflé ou de pain grillé : normal à haute température et vers la fin d'une chambre.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un vaporisateur à herbes sèches et une vapoteuse?

Une vapoteuse chauffe de l'huile de cannabis dans une cartouche préremplie. Un vaporisateur à herbes sèches chauffe de la fleur moulue que vous chargez vous-même. Équipement différent, produit différent, goût différent. Pour les réglages de cartouches, notre guide des voltages couvre ce côté-là.

Est-ce que les voisins peuvent sentir un vaporisateur à herbes sèches?

Moins que la fumée, et ça se dissipe plus vite, mais ce n'est pas sans odeur. La vapeur sent la fleur chaude, et c'est quand vous videz la chambre que ça sent le plus. Une porte fermée et une fenêtre ouverte font une grosse différence.

Est-ce qu'un vaporisateur peut déclencher un détecteur de fumée?

Habituellement non, parce que la vapeur est plus légère que la fumée et se dissipe vite. Un gros nuage soufflé juste sous un détecteur peut quand même le déclencher.

Où peut-on vapoter du cannabis en Ontario?

Aux mêmes endroits où on peut le fumer. Chez vous, c'est permis (vérifiez votre bail ou les règles de votre copropriété), tout comme dans bien des endroits extérieurs où il est permis de fumer du tabac. Pas dans les lieux publics fermés ni au travail, et jamais dans un véhicule ou un bateau qui est conduit ou qui le sera.

Peut-on utiliser des concentrés dans un vaporisateur à herbes sèches?

Certains modèles les acceptent avec un accessoire, comme les tampons à liquide que Storz & Bickel fabrique pour le Mighty+ et le Crafty+. La plupart sont faits pour les herbes sèches seulement. Ne versez jamais d'huile directement dans une chambre à herbes sèches, à moins que le manuel le permette.

Combien de temps dure un vaporisateur à herbes sèches?

Un bon appareil bien entretenu dure des années. C'est habituellement la batterie qui lâche en premier. Certains appareils ont des batteries remplaçables, beaucoup non, alors vérifiez avant d'acheter.

Est-ce que ça vaut la peine?

Si vous aimez goûter votre fleur, consommez souvent ou voulez éviter la fumée, probablement oui. Si vous consommez de temps en temps ou si vous aimez vous en rouler un, un pré-roulé est plus simple et moins cher, et il n'y a rien de mal là-dedans.

Passez nous voir

On tient des vaporisateurs portatifs de Storz & Bickel et d'Arizer, la gamme chauffée à la flamme de DynaVap, et les grilles, ballons et accessoires qui les gardent en marche. L'inventaire des appareils bouge, alors demandez ce qu'on a, et on vous montrera comment chacun se charge et chauffe avant que vous achetiez. Si vous préférez acheter en ligne, voyez la sélection de vaporisateurs et ramassez votre commande en boutique.

Curieux du côté des huiles? Commencez par Les concentrés de cannabis 101.

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